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Crales paille

Didymella exitialis

Nuisibilité  

Fréquence 

Les symptômes sont proches de la septoriose. Rarement observée sur blé, cette maladie est beaucoup plus fréquente sur triticale.

Grandes nécroses
Titre : Grandes nécroses
Description : Grandes nécroses brunes, ovales, parfois avec une ou plusieurs petites nécroses rectangulaires blanches au centre.

Périthèces contenant les asques
Titre : Périthèces contenant les asques
Description : Les petits points noirs observés au centre de la tache correspondent aux périthèces. L'éclatement de ces structures révèle la présence d'asques (sacs) contenant 8 ascospores de didymella.

Symptômes

Les feuilles présentent de grandes nécroses brunes, ovales, avec ou sans halo chlorotique. Une ou plusieurs petites nécroses rectangulaires blanches accompagnent parfois ces nécroses. Au sein de ces nécroses sont visibles, souvent sur une seule face, de petites structures rondes et noires, très prises dans le limbe, le plus souvent plus visibles sur la face supérieure qu’inférieure

Après 24h d’incubation en chambre humide, aucune cirrhe ne sort de ces structures : il ne s’agit donc pas de pycnide, ce qui écarte l’hypothèse de Septoriose. L’éclatement de ces structures au microscope révèle la présence d’asques (sacs) contenant 8 ascospores de Didymella (forme sexuée d’Ascochyta).

Il est rare de trouver la forme sexuée d’un champignon sur du matériel végétal vivant et en croissance. Didymella exitialis suit, semble-t-il, un cycle de développement similaire à celui de Septoria tritici, et s’avère capable d’être pathogène et de nécroser des tissus sains. La balance entre les formes asexuées (Ascochyta) et sexuées (Didymella) semble régie par le climat : un temps sec favorisera Didymella et un climat plus humide Ascochyta.

Ce pathogène endophyte s’exprime lors de stress importants subits par les plantes et en particulier lors de déficits hydriques pour sa forme Didymella.

Son spectre d’hôte est large : il a été détecté sur de nombreuses adventices comme la folle avoine ou le ray-grass.

Nuisibilité

Peu d’études ont été menées sur cette espèce, mais certaines, réalisées en Nouvelle-Zélande et en Allemagne, indiquent qu’elle ne génère que des pertes de rendement faibles à moyennes (maximum de 15% pour les attaques les plus sévères). Souvent retrouvé en association avec d’autres pathogènes foliaires (septorioses, rouilles), les fongicides en applications foliaires seraient efficaces.

Source des données : ARVALIS - Institut du végétal

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