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Lin

Altises

Aphtona euphorbiae et Longitarsus parvulus

Nuisibilité  

Fréquence 

Les petites altises du lin sont des insectes appartenant à l'ordre des Coléoptères et à la même famille que les chrysomèles. Longues de 1 à 2 millimètres, elles possèdent une paire de pattes postérieures très développées qui leur permet de sauter lorsqu'elles sont dérangées (on les appelle également "puces de jardin" ou "puces de terre"). Il en existe deux principales espèces dont la carapace peut être uniformément noire ou présenter des reflets bleutés. Ce sont les adultes qui sont nuisibles pour la culture.

Altise
Titre : Altise
Description : Altises sur lin avant l'émergence.

Altise
Titre : Altise
Description : Cotylédons et feuilles complètement détruits.

Altises
Titre : Altises
Description : Morsures circulaires sur cotylédons.

Altises
Titre : Altises
Description : Plantes affaiblies par le ravageur.

Altises
Titre : Altises
Description : Cycle de l'altise

Altises
Titre : Altises
Description : Observation des symptômes

Symptômes

Parcelle

En début d’infestation, les dégâts peuvent être localisés en bordure. Mais si la population est forte, toute la surface du champ est concernée de façon homogène.

Plantes 

Les altises adultes occasionnent des morsures circulaires perforantes ou non, de quelques millimètres, dans les germes, les cotylédons et les jeunes feuilles des lins, donnant à ces organes une apparence criblée. Les dégâts observés sont de deux ordres selon qu’ils sont commis pendant ou après l’émergence.

Au moment où les germes soulèvent la croûte pour sortir de terre, les altises peuvent s'insinuer dans les fentes du sol et les mordre, entrainant la disparition des lins. Cette attaque souterraine n'est pas directement visible ; elle est mise en évidence par des "manques à la levée".

Après l’émergence, surtout quand la croissance des jeunes lins est ralentie, les altises mordent les cotylédons et les jeunes feuilles, plus rarement les tigelles. Les dégâts peuvent être spectaculaires. La surface des cotylédons peut être réduite de moitié.

Les altises sont à surveiller du fendillement du sol jusqu'au stade 5 cm du lin.

Eléments d'épidémiologie

Les altises hibernent sous des débris végétaux ou dans le sol au bord des champs, des fossés et des clôtures. Elles sortent de terre à la fin du mois de mars, par temps sec et ensoleillé, souvent froid à cette époque. Chaque femelle pond une centaine d'oeufs au pied des jeunes plantules. Ceux-ci prennent une à deux semaines pour éclore. Les larves se nourrissent alors radicelles pendant deux semaines et deviennent adultes une douzaine de jours plus tard. Deux générations peuvent se succéder.

Situations à risque

Les attaques les plus fortes sont observées : 

  • dans les terres légères, riches en matière organique, favorables au développement des larves. 
  • dans les parcelles couvertes de débris végétaux et/ou d’adventices avant implantation du lin. 
  • en semis direct.
  • s'il y a des pois protéagineux dans la rotation et/ou à proximité. 
  • après une culture intermédiaire ayant laissé une terre sale.
  • dans les sols croutés où les altises adorent pondre et motteux où elles se cachent 
  • sur les lins semés tôt. 
  • si la levée des lins est lente (battance, temps sec et froid).

Toutes les variétés sont sensibles.

Dans les pires cas, les morsures d’altises avant la levée entraînent la complète disparition des lins. Après l’émergence, une forte attaque peut éclaircir le peuplement et retarder de façon marquée le développement des lins.

Méthodes de lutte

Travail du sol

  • Eliminer les abris d’hibernation :
    - déchaumer rapidement après récolte du précédent.
    - labourer.
    - désherber efficacement.
  • Favoriser une levée et un développement rapide des lins.

Lutte en végétation

La pullulation de l’insecte rend presque toujours nécessaire la lutte phytosanitaire en végétation. Plusieurs insecticides de contact sont homologués (consulter le dépliant ‘protection des cultures de lin fibre’ d’ARVALIS). Leur effet est immédiat sur les altises présentes au moment du traitement mais leur rémanence est courte, inférieure à 7 jours. De fait, la protection nécessite souvent 2 à 3 applications dont les résultats sont mitigés du fait de l’arrivée des insectes par vagues successives (vols échelonnés). L’alternance des matières actives est à privilégier.

Il n’existe pas de seuil d’intervention. Les risques sont à apprécier en fonction de l’état des lins (peuplement, vigueur, stade), du nombre d’insectes et de morsures et des prévisions météorologiques (de fortes pluies éliminent temporairement le ravageur).

Il n’y a plus d’intérêt à traiter au-delà du stade 5-6 cm.

A NOTER

Les altises peuvent voler jusqu'à un kilomètre de distance pour trouver leurs plantes préférées.

Source des données : ARVALIS - Institut du végétal

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