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Auxiliaires

Tous les ravageurs sont régulés naturellement par divers facteurs d’origine climatique, agronomique ou biologique.
Cette régulation est difficile à observer au champ, sauf en ce qui concerne les pucerons, pour lesquels les auxiliaires, prédateurs ou parasites, sont facilement visibles.
Les prédateurs des pucerons sont essentiellement les coccinelles, les syrphes et les chrysopes.
Les parasites des pucerons sont soit des champignons, soit des microhyménoptères.
L'observation des pucerons doit toujours s'accompagner d'une observation des auxiliaires : en effet, en cas de faible attaque de pucerons, les auxiliaires peuvent suffire à les contrôler.

Syrphe adulte
Titre : Syrphe adulte
Description : Syrphe adulte

Larve de Syrphe
Titre : Larve de Syrphe
Description : Larve de Syrphe

Pupe de Syrphe
Titre : Pupe de Syrphe
Description : Pupe de Syrphe

Adulte et pupe de coccinelle
Titre : Adulte et pupe de coccinelle
Description : Adulte et pupe de coccinelle

Oeufs de coccinelle
Titre : Oeufs de coccinelle
Description : Oeufs de coccinelle

Puceron parasite
Titre : Puceron parasite
Description : Puceron parasite

Chrysope adulte
Titre : Chrysope adulte
Description : Chrysope adulte

Les principaux auxiliaires prédateurs de pucerons

Coccinelles (ordre des Coléoptères)

La coccinelle à 7 points (Coccinella septempunctata) est l’espèce que l’on rencontre le plus couramment ; elle ne présente qu’une génération par an.
Les adultes et les larves peuvent consommer jusqu’à 60 pucerons par jour.

Syrphes (ordre des Diptères)

Ce sont de « fausses guêpes », qui ne piquent pas, très reconnaissables à leur vol stationnaire alternant avec des déplacements extrêmement rapides. On peut rencontrer plusieurs espèces dont le nombre de générations par an est variable.
Seules les larves consomment des pucerons ; elles mesurent 10 mm de long à leur complet développement ; comme tous les asticots, elles n’ont pas de pattes. Elles sont de couleur jaunâtre et d’aspect translucide. La tête n’est pas distincte du reste du corps .
Au cours de son développement, qui dure de 1 à 2 semaines, la larve peut consommer jusqu’à 400 pucerons.

Chrysopes (ordre des Névroptères)

L’espèce que l’on rencontre habituellement (Chrysopa carnea) mesure 20 mm de long. Elle est d’une belle couleur vert clair avec de grandes antennes et de grandes ailes transparentes et nervurées disposées en toit au repos.
Les adultes hivernent fréquemment dans les maisons où ils deviennent bruns.
Au printemps, les adultes peuvent se rencontrer sur les pois mais ils sont plus communs sur blés.
L’espèce présente de 2 à 4 générations par an.
Ce sont surtout les larves qui consomment les pucerons. Elles mesurent 10 mm à leur complet développement, sont gris jaunâtre et caractérisées surtout par leurs mandibules en forme de pinces.
Au cours de son développement, qui dure 15 à 20 jours, la larve peut consommer jusqu’à 500 pucerons.

Les principaux auxiliaires parasites de pucerons

Champignons

Des champignons de l’ordre des Entomophtora se développent sur les pucerons qui se couvrent de moisissures et meurent.
Ces champignons sont très fréquents lorsque le climat est humide (Ouest de la France).

Microhyménoptères (ordre des Hyménoptères)

En mai et juin, de petites guêpes noires, appelées microhyménoptères, introduisent leurs œufs à l’intérieur des pucerons.
On emploie le terme de parasitoïdes pour ces auxiliaires qui se développent dans les pucerons et les conduisent ainsi à la mort.
Le puceron parasité se gonfle et forme une boule brun clair appelée momie.
En fin de cycle, on peut observer le trou de sortie du parasitoïde adulte sur ces momies.

Les auxiliaires parasites des bruches

La littérature cite différents micro-hyménoptères capables de parasiter les larves de bruchidés. En France, le micro-hyménoptère qui a été identifié fait partie de la famille des Braconidés et du genre Triaspis (De Merleire et Rouzet, 1979). Il pond sur les gousses de pois ou de féverole et ses larves détruisent celles des bruches en se nymphosant en lieu et place de ces dernières (Berné et Dardy, 1986). C’est un insecte parasitoïde, c'est-à-dire qu’il engendre la mort de l’organisme parasité.
Le taux de parasitisme rencontré en France dans nos expérimentations n’a jamais été observé en quantité suffisante pour jouer un rôle réel de régulation des populations de bruches. Des études récentes menées en Roumanie ont évaluées le taux de parasitisme de B.pisorum par Triaspis thoracicus à 30 % maximum (Filipescu, 2005).
Ce type de lutte est peu pertinent car Triaspis intervient lorsque le grain est déjà bruché. De plus, en sortant du grain, il crée lui aussi un trou qui détériore la qualité des graines, même si le trou est plus petit que celui occasionné par une bruche (1 mm de diamètre).

Source des données : ARVALIS - Institut du végétal

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