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Puceron vert du pois

Acyrthosiphon pisum

Le puceron vert du pois (Acyrthosiphon pisum) est très fréquent en France. Il peut être très nuisible sur pois protéagineux, provoquant jusqu’à 30 q/ha de chute de rendement.

Puceron vert (Acyrthosiphon pisum)
Titre : Puceron vert (Acyrthosiphon pisum)
Description : Puceron vert (Acyrthosiphon pisum)

Pucerons verts sur feuille de pois
Titre : Pucerons verts sur feuille de pois
Description : Pucerons verts sur feuille de pois

Puceron vert momifié
Titre : Puceron vert momifié
Description : Puceron vert momifié

Attaque sévère de pucerons verts
Titre : Attaque sévère de pucerons verts
Description : Avortement de boutons floraux

Description

Puceron de grande taille 3 à 6 mm, allongé, à appendices longs, de couleur vert clair parfois rose, brillant, aux yeux rouges. Antennes aussi longues que le corps, queue longue et effilée.

Biologie

Les pucerons verts du pois vivent essentiellement sur les légumineuses sauvages et cultivées. Comme de nombreuses espèces de pucerons, les pucerons verts peuvent rester pendant toute la mauvaise saison sur les plantes lorsque le temps est doux. Les individus se reproduisent sous forme parthénogénétique, c'est-à-dire que la population, essentiellement constituée par des individus femelles redonne d’autres individus sans fécondation avec des mâles. Les pucerons sont sur place, aux alentours des champs à la sortie de l’hiver et peuvent coloniser les cultures de légumineuses au printemps très précocement.
A l’approche d’un hiver rigoureux, la population de pucerons se différencie en des individus mâles et femelles. Après fécondation, ils produisent des œufs qui sont déposés sur des légumineuses pérennes. C’est une forme de conservation de l’espèce.
Au printemps, dès février ou mars, ces derniers éclosent, donnent des individus sans ailes qui se développent sur place. Après plusieurs générations, des formes ailées apparaissent, elles vont alors coloniser les plantes cultivées très attractives. La colonisation est plus tardive que lorsque les pucerons restent sur place.

Observation

A partir du stade 10 feuilles - début floraison jusqu'au stade FSLA (Fin du Stade Limite d'Avortement). 

Remarque : suite à une pression inhabituelle de viroses dans le bassin parisien et l'Ouest de la France en 2007, en lien avec l'arrivée très précoces des pucerons, nous conseillons désormais de surveiller la présence des pucerons dès le satde 10 feuilles. 

Symptômes et dégâts

Le puceron colonise la plante (tige, feuilles, bourgeons, fleurs, gousses) et peut provoquer deux types de dégâts :

- des dégâts directs dus
• à l’alimentation des pucerons. Le puceron se nourrit de sève en piquant la plante ; ces piqûres affaiblissent le végétal et entraine des avortements de fleurs, une réduction du nombre de gousses et une baisse du poids de mille grains.
En cas de fortes attaques, les bourgeons terminaux des plantes avortent et se dessèchent. Les gousses peuvent également s’ouvrir.
• à la production de miellat rejeté par les pucerons qui peut entraîner l’apparition de champignons saprophytes formant un feutrage noir mat. Les dégâts sont d’autant plus importants que la pullulation est précoce.

- des dégâts indirects liés à la transmission de viroses.

Situations à risque

  • Un hiver doux favorise l’arrivée précoce des pucerons sur le pois ;
  • Un printemps chaud et humide favorise leur multiplication.

Méthodes de lutte

Lutte agronomique

Il semblerait que la coccinelle ait un impact faible sur les populations de pucerons verts. Une prédation par les oiseaux existe (accenteur mouchet, rouge gorge, et mésange charbonnière) mais reste également limitée.

Lutte phytosanitaire

Cette lutte nécessite des observations fréquentes, mais rapides. Le test de la feuille blanche permet de répondre à cela.

Test de la feuille blanche
Placer une feuille blanche rigide sous la végétation et secouer les tiges. Les pucerons se laissent alors tomber. Répéter l'opération plusieurs fois. Si une dizaine de pucerons tombe à chaque fois, traiter car c’est le début de leur phase de croissance. S’il ne tombe que quelques pucerons sur la feuille, ne pas traiter et renouveler l’observation quelques jours après.

Seuil d’intervention
En présence d’une population atteignant le seuil ou presque de 30 individus par tige, la lutte est toujours rentable.

Une seule application avec un produit très performant est suffisante dans la plupart des situations pour éliminer la majorité des pucerons pendant la période sensible de la plante, si le traitement est positionné au début de la phase de croissance rapide de l’insecte.
Les pyréthrinoïdes seules sont à éviter, car leur efficacité est partielle. En effet, les pucerons cachés qui ne sont pas directement en contact avec le produit ne sont pas éliminés. Il faut choisir un produit spécifique aux pucerons et qui permet de respecter les auxiliaires du pois dont l’action n’est pas négligeable.

Pour connaître les produits homologués et leur efficacité, se référer au dépliant " Protection des cultures et des grains - Protéagineux " dont la mise à jour est annuelle. 

Source des données : ARVALIS - Institut du végétal

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